Ils font bouger le Congo : portrait de 3 petits entrepreneurs de Brazzaville
Dans les ruelles de Brazzaville, des hommes et des femmes bâtissent chaque jour leur indépendance économique. Réparateurs, vendeuses, graphistes… Rencontre avec trois petits entrepreneurs qui font tourner la ville.
🔧 Alphonse, réparateur de téléphones à Poto-Poto
Assis sur sa chaise en plastique, Alphonse, 34 ans, dévisse un iPhone avec une précision de chirurgien. Autour de lui, un client congolais attend sa batterie, et une expatriée française demande une réparation d’écran. « Ici, on ne demande pas d’où tu viens, on te répare ton téléphone », rigole-t-il. Alphonse a commencé dans sa cour, avec un simple tournevis et des tutos YouTube. Aujourd’hui, il répare jusqu’à 10 téléphones par jour, avec des prix accessibles : 15 000 FCFA pour une vitre cassée, 10 000 FCFA pour une batterie. Conseil d’Alphonse : « Négociez avant toute réparation et exigez une garantie d’au moins une semaine. »
🍲 Martine, vendeuse de pâtes au marché de Bacongo
Depuis 8 ans, Martine tient un étal au marché de Bacongo. Elle vend des pâtes, du riz, de l’huile. Ce qu’elle aime, c’est discuter avec ses clients, qu’ils soient du quartier ou du centre-ville. « Beaucoup d’expatriés viennent pour acheter des produits locaux, mais ils ne savent pas toujours où trouver les bonnes choses. Je leur fais goûter, je leur explique », raconte-t-elle. Sa fierté : avoir fidélisé une clientèle variée grâce à sa gentillesse et à ses prix serrés. Elle rêve d’agrandir son échoppe pour y ajouter un petit coin épicerie fine congolaise.
💻 Grâce, graphiste freelance à Moungali
Grâce a 27 ans. Après une formation en autodidacte sur Internet, elle s’est lancée comme graphiste. Elle crée des logos, des affiches, des visuels pour les réseaux sociaux. « Mes clients sont des commerçants locaux, mais aussi des expatriés qui lancent leur petite entreprise », explique-t-elle. Son conseil pour réussir : « Apprenez à utiliser Canva et les outils gratuits, montrez votre travail sur WhatsApp, et n’ayez pas peur de demander un acompte. » Grâce gagne aujourd’hui entre 80 000 et 150 000 FCFA par mois, et elle forme d’autres jeunes de son quartier.
📌 Et vous, vous connaissez un petit entrepreneur qui mérite d’être mis en lumière ? Contactez-nous sur ExpatBrazza, nous irons le rencontrer !
