Djiri est le plus jeune et le plus septentrional des arrondissements de Brazzaville. Créé en 2011, il couvre une vaste zone encore semi-rurale au nord de la ville. En pleine expansion, il attire les familles en quête de terrains et de calme, à 30 minutes du centre.
Un peu d'histoire
Djiri est le 9e et dernier-né des arrondissements de Brazzaville. Il a été créé par la loi du 17 mai 2011, en même temps que Madibou, pour accompagner l'expansion démographique de la ville vers le nord.
Son nom vient d'un ancien village ou d'une rivière locale, la Djiri, qui traverse la zone avant de se jeter dans le fleuve Congo. Avant sa création en tant qu'arrondissement, Djiri faisait partie du district de Talangaï.
Aujourd'hui, il couvre environ 83 km², ce qui en fait le plus vaste de Brazzaville en superficie, mais aussi le moins densément peuplé. Il compte plusieurs quartiers internes : Djiri I, Djiri II, ainsi que des secteurs comme Kinkala, Mikalou, Nkayi, et de nombreuses zones encore rurales.
Le nord en pleine mutation
Djiri, c'est un peu le Far North de Brazzaville. On y trouve à la fois des zones encore rurales avec des champs, des arbres, des maisons traditionnelles ; des lotissements en pleine construction ; des quartiers semi-urbanisés avec commerces, écoles, églises ; et une population encore majoritairement jeune et modeste.
L'arrondissement est traversé par la route nationale 2 (RN2), qui mène à Ouesso et au nord du pays. C'est aussi ici que sera construit le futur pont sur le fleuve Congo, reliant Brazzaville à Kinshasa. Un projet structurant qui va transformer tout le nord de la ville.
L'ambiance du quartier
Djiri, c'est le Brazzaville du calme et de l'espace. Les rues sont larges, les parcelles grandes, les voisins plus éloignés. On y trouve encore des zones agricoles, où l'on cultive manioc, maïs, maraîchage.
La vie y est plus tranquille, plus lente. Le matin, on part travailler en ville. Le soir, on rentre et on profite de la fraîcheur relative du nord. Le week-end, les familles se retrouvent autour des églises, des terrains de foot ou des maquis.
C'est aussi un arrondissement cosmopolite, avec une forte présence de familles venues du Pool, mais aussi de ressortissants d'Afrique centrale et de l'Ouest.
Où manger, où sortir
Les défis du quartier
Djiri fait face à des défis spécifiques liés à sa jeunesse et à sa situation géographique : vaste territoire encore peu équipé, éloignement du centre-ville, certaines zones sans eau potable ni électricité, infrastructures routières insuffisantes, manque d'écoles et de centres de santé dans les zones reculées, absence de grands équipements publics, attente du futur pont.
Points forts
- Plus vaste arrondissement (83 km²)
- Terrains disponibles à prix bas
- Calme et proximité de la nature
- Grandes parcelles avec jardins
- Futur pont Brazzaville-Kinshasa
- Population cosmopolite
Points faibles
- Éloignement du centre-ville (30-40 min)
- Équipements insuffisants
- Certaines zones sans eau ni électricité
- Voies non bitumées
- Manque d'infrastructures culturelles
- Dépendance à la RN2